:: milky ::
  Page d'accueil
  A propos
  Archives
  Contacts
 

  Souscrire
 


 
Liens
   M a c h i n e
   E l i x i e ( i c i )
   E l i x i e ( L à - B a s )
   U g O 's S h i r t s
   T r o n d h e i m
   D e k .
   N e v e r m i n d
   F r a i s e L u i
   P o l a
   S a r y o n
   T o u p i e
   M ê m e E n S o n g e s
   E r n e s t o
   O n y x
   D u p l e x
   J u l i e t t e
   L a r a
   M e g a l o m a n e
   P o i s s o n R o u g e
   U n e I t a l i e n n e
   F a n t a s m e s - ( w i s h l i s t )
   P o s t A S e c r e t
   M a r c l i z a n o
   * B i l l *
   L' e m p l o y é d u M o i
   D o l p h G r i b o u i l l e
   B e n j a m i n B a c h e l i e r
   L i S e
   S a r d i n e
   F l o c o n s
   O r i g i n e (L.)
   ¤ B a n g l a d e s h ¤
   B l Ö u
   L e P e t i t P r i n c e
   ¤ C A R G O ¤
   V i d a n g e , V i e d ' a n g e

http://20six.fr/milky

Hébergé par 20six.fr



 

Censure ou je ne sais. Qu'importe, piqure de rappel:

 

Le blog est là bas:  ::milky::

5.9.07 00:18


:: Clinic - Goodnight Georgie ::

 

 

Un petite note anonyme glissée dans une poche de blouson par mes soins, et voilà comment on redonne le sourire à une fille qui, au milieu d'une soirée où tout le monde s'amuse , vend son bourdon avec talent.
j'aime bien m'inspirer de mes amoureux pour faire ce genre de choses. Les garçons sont assez fins pour savoir que le bonheur peut reposer sur une ruse de sioux à deux balles. On n'a plus le temps de faire la gueule quand un petit canular en forme de romance vient bouleverser toutes nos certitudes et déclenche des micro-rires impossibles à contenir, et c'est bien comme ça.

Petit mensonge+stylo+papier. Note la recette.

Avant une session de traduction intense qui va durer 7 jours, je compte le pourcentage d'heures passées devant des écrans avec les études que je mène, et c'est affolant, presque autant que nos valises sous les yeux.
Vous savez c'est quoi notre remède ? Les lasagnes en entrée, les nems en plat de résistance, les crèpes au chocolat au dessert.
Dans un mois, nous ressemblerons à des loukoums aux yeux injectés de sang.

Je suis donc à la recherche d'un nouvel imposteur et d'une veste multi-multi-multi poches. Je veux qu'on sème des petits papiers partout dans mes vêtements pour oublier.

Petit mensonge+papier+stylo. J'attends.

1.12.06 17:21


:: Claude Nougaro - Le cinéma ::

Je ne rêve que d’électricité statique entre la peau et le linge , je rêve d’amours au possible, je rêve de t’embrasser pour que tu ne comprennes plus, pour me prendre une claque ou passer pour la douce imbécile qui tend les lèvres dans les films et dont on n’ose pas rire.

Je rêve que tombe le masque et qu’il pèse trois tonnes, sur ton pied. Tu déblatères sur l’amour sur les gens sur ce qu’ils font de leur cul sur ce qu’ils croient au fond de leur ventre et tu ne vois pas la poutre dans ton œil, mon cœur au bord des dents. Quand on se dit des choses.

Entre deux cigarettes. Entre deux chicanes.
Au bout de trois secondes ou de six mois. Que ce soit une fille pour toi ou un garçon pour moi. Que je ne saurais pas aimer comme il faut. Que je suis abonnée à ce numéro là. Que toi tu connais la chanson. Que toi et moi et toi.
J’ai toujours pris tout ce qu’il y avait à prendre, laissé ce que tu ne veux pas donner, pris ce que tu offres,  écouté ce que tu conseilles, partagé sur qui tu chiales et pleuré raisonnablement sur toi, défendu ton caractère de merde, cultivé la petite entreprise du « Nous » sans me lover dans quoi que ce soit.

J'ai suivi le mode d'emploi pour ne jamais te perdre, j'ai bu avec toi les grosses-cuite-chagrin.  J'ai pris ta main, sans jeux de mains.

Une parfaite neutralité. La parfaite imposture. Je pensais que ça finirait par te sauter aux yeux.

L’osmose qui cache le boxon intérieur. Tu dis que l’amour je ne sais pas. J’ai pourtant  du mal à imaginer.
Qui pourrait t’aimer plus que moi.

28.11.06 02:49


:: ... ::


J’ai une propension au blasphème mais je continue de griller des petites bougies chauffe plat devant la madone, compter les flammèches, avec pour fond sonore les craquements de chaises, la toux mal contenue d’un ou deux mortel qui rebondit dans tout l’espace. On ne perd pas les mauvaises habitudes. Des fois je parle à Dieu et je lui demande pourquoi il a inventé des familles aussi nazes que la mienne, de celles qui sont capables d’inventer des disputes avec des personnes qui ne sont même pas là. Des fois je lui demande de m’extraire l’amour du bide parce que ça m’aiderait, mais il y a des cancers autrement plus dévastateurs que mon petit nœud narcissus-plus-plus. Une bonne partie de ces petits phares en paraffine naît de complaintes du même genre j’en suis à peu prés sûre, et je me sens moins seule. On allume des brasiers avec nos menus chagrins et dans le tas il y a peut être des gens qui ont souhaité très fort quelque chose de pur et pas idiot.
Pour le reste l’existence se résume à s’abrutir de travail, distribuer sur des post-its tout ce qu’on aura jamais le temps de faire, et s’enrouler dans les draps le soir, et saigner du nez, et se shooter au café et parfois rêver deux minutes, en catimini, avec une K7 préhistorique dans l’autoradio.
L’intervalle entre les soirées au bord des zincs se creuse méchamment, il y a comme du changement dans l’air. Je me ballade encore en pull rose-flash au milieu des working-girls et working-boys, mais peut être qu’il serait temps de s’accorder avec le décor.
L’odeur de fatigue dans ta nuque qui ferait pousser chez bien des filles pléthore de ces comptines adolescentes qui peinent à être poignantes. Ton air faussement détaché quand tu tapes des short-message-service à un garçon récemment pêché sur du cybersexe. Tout ça c’est bien trop de fleurs pour que j’y croie encore. Il y a comme du changement dans l’air. Il serait peut être temps de s’accorder avec le décor.

 

23.10.06 20:56


::Patsy Cline - Crazy ::


Ce doit être post-traumatique.
Il suffit de bousculades, de chialades et de rigolades avec un énorme accent circonflexe sur le O bien en bouche, de voyages en train, de grosses cuites mal contenues et de l’euphorie de faire quelque chose d’excitant  pour que ça déraille.
Il faut à chaque fois que je PERDE un truc, un chapeau, un téléphone, un ceci un cela.
Quand je suis au travail je vais perdre mon badge, la clé de casier, obliger un agent de sécurité à forcer mon vestiaire. Perdre un autre téléphone. Un autre truc. Comme si j’avais des portes pour l'au delà dans chacune de mes mains. Comme si j’étais riche. Comme si j’étais juste imbécile ou insouciante. Je le fais pas exprès figure toi, et si je savais quoi faire pour arrêter cette étourderie qui dépasse l'entendement, je m'y mettrais tout de suite. J'ai donc égaré  ce qui devait bien être mon troisième téléphone dans de la pelouse et de l'alcool et du pipi quelque part au milieu du larsens. Quelques semaines après un achat qui a fait un gros trou dans la banque. Je me suis fait sermonner, encore, comme une enfant de six ans, et c'est normal. "Mais qu’est ce qu’on va faire de toi mais qu’est ce que t’as dans la tête mais tu es grande mais putain mais bordel. »
Oui.
Je rectifie, c'est chronique.
Le lendemain je me suis fait de nouveau engueuler. « Mais qu’est ce qu'on va faire de toi mais putain mais qu'est ce que t'as dans la tête mais tu es grande mais putain mais bordel".
Oui, oui.
Ca sert pas à grand-chose mais ça doit soulager. Pas moi, c'est sûr.
Dans la tête je vais te dire ce qu’il y a.
 Il y a des milliards de nœuds et d’angoisses et de choses en « asse » bien sales.
 Comment ne pas perdre la tête quand j’ai l’occasion d'oublier ça quelques heures. Je veux bien qu’on me ligote à mes portables et mes chapeaux et mes clés et mes tickets de métro du moment que eux, vous, toi, je ne les perde pas.
Je ne sais pas combien de situations analogues je vais encore reproduire pour qu’on finisse par m’envoyer promener pour la vie ou me suggérer un divan ou de la mémoire d’éléphant en comprimé. J
Ou d'aller me faire foutre, aussi
Je le fais pas exprès, vraiment. Pour exorciser tout ça je devrais peut  aller postuler au bureau des objets trouvés, rendre quelques sourires à des congénères en admettant que ça existe.
C’est drôle d’être distrait dans les livres  et les films et les sketchs à la télé. C'est beau d'être lunaire dans les poèmes.

Dans la vraie vie c'est une plaie.


13.9.06 11:42


::Death cab for cutie - death of an interior decorator ::

Ma rentrée se résume en quelques mots:

VIVEMENT
VIVEMENT
TOILE DE TENTE
POLAROIDS
MUSIQUE
VOITURE+AUTORADIO
GUITARE+SYNTHé kitchissime de petit pompier
PANINIS NUTELLA BANANE
MAGNETOPHONE A BANDE
PAQUERETTES
TRAIN
RETROUVAILLES
ALCOOL+PIZZA-PARTY+
PARIS STUPIDES
(du style je vais draguer le triporteur-livreur de chez monoprix avec son bout de fer dans la bouche et ses deux yeux comme des agathes comme on en voit dans les publicités pour les boîtes de ron-ron.)


(un peu de sexe aussi. Et ha oui les révisions pour le rattrapage de septembre. hm.)

Vivement (bis)....(ter)...

Parce que jusqu'à ce que je prenne enfin mon train et que je puisse entamer cette liste pleine de promesses, j'ai surtout envie de pleurer.
C'est dans mon train que j'aurais 22 ans en plus. Ah non je te dirais pas la date.

A bientôt ...

 

18.8.06 23:36


:: Fingathing - Heads to heads ::

Les gens qui font tout pour que vous vous sentiez comme de la merde, c'est évident que ce sont eux qui détiennent les clés de ce monde.

C'est la plus facile des façons.

On devrait vendre le crachat en kit sur téléshopping, ce truc pour toujours arriver à ses fins. Je suis fatiguée de la famille, et je crois que je les fatigue aussi.
Je leur enverrai de l'amour dans des kits prêt à poster. Et loin des yeux loin des (ran)coeurs.
Il faudrait que tu y penses, Mr. Bellemare, tu te ferais des oreilles en or.

Je n'en peux plus.
 Et j'ai tellement entendu cette phrase mélodramatique dans la bouche de maman ou des ménagères de téléfilms, que j'ai encore plus envie de faire accélérer les pendules de trois semaines environ.

"Quand je revois le film l'homme qui voulait être roi, je pense à toi".
Je songerais à ça dans quelques mois. Le moment le plus réconfortant de mon été, c'est une histoire de tête coupée venant d'un bonhomme que j'aimais un peu trop je crois.

Si tout va bien, ça me fera rire.

J'en peux plus. Générique.

 

8.8.06 18:27


:: Cat power - the werewolf::



[EDIT] Je n'assume pas ma complainte. Ca arrive. Et puis c'est pas de saison. Je garderais la phrase qui résume bien.

Maman, c'est le symbole même du mal-aimé-pas-aimé-et-même jamais-aimé.

C'est le petit échassie rnettoie-merde
dans les baisers des crocodiles.


25.7.06 17:56


:: Muse - soldier's poem::





Il est beau le tableau. J'ai perdu mon téléphone dans le train corail entre montpellier et port bou, je crois que c'était dans les toilettes, je crois que c'est parce qu'ils ne vous laissent pas exactement 127 secondes pour descendre, je crois que c'est parce que j'ai la tête ailleurs surtout quand il faut pas. J'ai vidé une bouteille d'éosine sur les ampoules pour qu'elles sèchent et qu'elles arrêtent de suinter, sur le balcon. J'ai fumé des cigarettes fantaisies, pink elephant et autres black devil. J'ai marmonné dans mon sommeil. Pourquoi , franchement, tu as attendu que je m'exile à 700 kilomètres, pour ramener ta jolie petite tignasse en bas de chez moi. tu sais je t'aurais doucement violé dans un coin, ou alors c'est mon ombre qui irait sauvagement trombiner la tienne pendant que je discute avec toi de tout et de rien, un doigt imaginaire pendu à tes cils. Pauvre con.

Il est beau le tableau. J'ai perdu mon téléphone dans le train corail entre montpellier et port bou, je crois que c'était dans les toilettes, je crois que c'est parce qu'ils ne vous laissent pas exactement 127 secondes pour descendre, je crois que c'est parce que j'ai la tête ailleurs surtout quand il faut pas. J'ai vidé une bouteille d'éosine sur les ampoules pour qu'elles sèchent et qu'elles arrêtent de suinter, sur le balcon. J'ai fumé des cigarettes fantaisies, pink elephant et autres black devil. J'ai marmonné dans mon sommeil. Pourquoi , franchement, tu as attendu que je m'exile à 700 kilomètres, pour ramener ta jolie petite tignasse en bas de chez moi. tu sais je t'aurais doucement violé dans un coin, ou alors c'est mon ombre qui irait sauvagement trombiner la tienne pendant que je discute avec toi de tout et de rien, un doigt imaginaire pendu à tes cils. Pauvre con.

 

13.7.06 23:05


Je ne sais plus trop combien de lumignons j’ai brûlé ce mois ci, pour elle, pour toi, pour toi, pour lui. Ce genre de gestes irrationnels et vaguement romantiques finit par me coûter horriblement cher. Autant finalement que les coups de fil que je ne passe pas. Gentilles bondieuseries Madame. C’est parce que je suis nulle avec les combinés, et des tas de raisons. Un forfait cierge pour donner un sens aux non-dits.
Et aussi je sais que je fais chier le monde.
Et puis je vais sans doute abandonner plein de choses, avec le train du 4 juillet.
Have a nice summer.
See Ya. Soon.

 

21.6.06 09:09


::Nouvelle vague - The killing moon ::

C’est l’histoire d’une fille qui aime avec un grand M, qui aime qui adore, qui tout ça.
Ce garçon c’est le seul.

Alors elle lui décroche la lune, et elle lui donne, les yeux comme des baies vitrées.
Elle y a laissé un doigt, mille cheveux,  bref elle en a chié pour lui offrir le joli satellite dans du papier cadeau.

Et lui il prend il est content.

Il est même plutôt fier de parfois la montrer.
A ses conquêtes amoureuses.

Oui oui c’est moi qui l’ai déniché. Elle disait « I am the moon » J’ai dit « I am the king » et puis flexion extension, diversion. Je l’ai attrapé. Oui c’est grand je sais.
Oui elle brille bien.
Non tu peux pas la toucher.

C’est l’histoire de la lune qui se fait enculer. C’est l’histoire de deux cœurs.
ésseulés.

mounhaf factory

 

15.6.06 11:03


::Patrice - Shine on my way ::

pola
shoes

Distribuer de l’ecchymose toute tendre dans le cou, comme on donne des noms imaginaires à des arbres morts. Faire affluer un peu de sang sur les joues. Un petit peu plus bas que les joues aussi. Se laisser leurrer par un musicien du dimanche qui joue du Bregovic et pas du Tryo, ça vaut le coup de la rencontre. Et ça vaut le coup d’enlever le "dimanche". Signer des chartes sur des coins de table, avec des numéros de téléphone dessus. Flirter comme dans les films, et se réveiller toute seule comme dans les films aussi. Dire au revoir à des paires de lèvres étrangères. Refuser ce qui ne se refuse pas.  Partir dans le petit matin avec les amis sous le bras, parce que les petits déjeuners pour faire connaissance sont pas éternels.
J'aime bien aussi le bouquet de "putains" qui accompagnenet les bonnes surprises. Oh putain je me suis trompée de numéro. Oh putain c'est toi? wah putain  je suis content de t'entendre ouah putain moi aussi putain ça fait longtemps putain tu sais que tu me manques un peu ? putain. TOI!
Ca finit en putaiiiiiiiin en chair et en os devant probablement  le seul bar où l'on ne sert  pas de chocolat chaud et où les voix se superposent en triple couche de ripolin couleur amour-questions-idiotes-et-quand-est-ce-qu'on-se fait-la-malle tous ensemble"  Putain.

Sinon, j'aimerais retomber amoureuse profondément sans pour autant reproduire la trajectoire du petit oiseau tombé du nid. Tout nu, avec la peau sur les yeux et qu'on hésite à ememner chez soi dans un torchon ou à écraser pour abréger ses souffrances.

30.5.06 09:26


Tout le processus de l’écriture, du gribouillis, tout ça s’était arrêté. Je ne creusais plus les gens, je ne me creusais qu’en rêve ou sur l’oreiller, à m’enfouir très fort contre ma propre haleine. L’anis et le goudron. le genre d’effluve qui trahit qu’on n’est déjà trop loin pour penser. Je ne dessinais plus, je ne  photographiais plus. J’avais balancé à peu prés toute la musique qui me faisait penser de prés ou de loin à des gens, parce que c’est ma principale douleur dans la vie. Mettre des chansons sur eux. Les perdre, ça passe par balancer la bande son qui va avec sous peine d’hypnose tragique et masturbatoire.
Les gens qui aiment passionnément la musique comprendront, les autres, bon bah riez, je sais pas. Je ne creusais plus les gens, pour plus avoir à trop me prendre la tête entre coups de cœur et tout ça qui fait qu’on pourrait s’emballer J’ai fait le fantôme auprès d’une fille qui ne vit que pour ses meubles et mettre ses cours au propre et attendre que le jules revienne du karaté et c’est tellement triste. Tellement triste mais pas dangereux pour les entrailles, si tu vois ce que je veux dire. Une léthargie sociale, un petit tchou-tchou comme les vieux.
Ponctuellement ça explose et c’est bien, quand on refleurit nos carcasses dans des festivals où l’on a envie d’aimer tout le monde sous les décibels et la bruine.
Partiellement ça explose quand on se laisse aller à gambader avec les chiens qui courent après les pigeons pour les faire détaler en banc de cinquante six tas de plumes qui dansent dans les airs en faisant des bruits de feuilles mortes.
Aujourd’hui, j’ai retrouvé une carte postale vieille de quatre ans, dans un de mes manuels d’anglais. Je me suis souvenu de celui qui me l’avait griffonné, mon ange et son amant de toujours dont je serais éternellement jalouse. ils me font penser à Jesse et Lee Mellon, à s’avaler des whisky dans les ruelles et pisse du haut des falaises de Big Sur en regardant les baleines. Je me souviens de paroles de smashing pumpkins calligraphiée sur une fenêtre, je me rappelle de débats et d’ébats dans les toilettes des dames, je me rappelle une fanfare. Je me rappelle que j’ai vu il y a quelques mois ce  pays qui gambadait déjà dans mes veines depuis que je suis un petit fœtus de rien du tout. J’ai pas le droit d’oublier tout ça. J’ai décidé que je vais recommencer à dessiner, à photographier, à plisser les yeux de tendresse au contact de ces gens qu’on rencontre et dont on tombe amoureux. J’en ai rien à foutre que ça puisse faire mal plus tard. Je n’avais jamais été aussi vivante que ces années là. Quand j’ai décidé. De rêver.
23.5.06 13:54


:: Debout sur le zinc - Chut ::


Sinon les révisions ma foi oui, ça va ça va.
Le rock'n solex c'est toujours aussi bien, même sous la pluie.

Et j'ai de plus en plus de mal avec le net.


ideal

9.5.06 09:00


:: Yeah Yeah Yeahs - Cheated hearts ::

guide

Je ne l’avais pas fait depuis quelques mois alors l’exercice s’imposait. Monter sur les toits de la grande barrette d’immeubles gris, avec de la musique de suicide-moi-mon-amour dans les oreilles et un paquet de blondes. La nuit sentait bon l’herbe coupée, le bitume frais ou quelque chose comme ça.

 Rien à faire des étoiles ou de la lune, ce genre de niaiseries c’est mieux à terre, et avec quelqu’un, et plein de vacarme autour. Parler de ces choses là c’est plus intéressant quand il y a du mouvement en dessous. Non l’intérêt, c’est moins de mirer le ciel que de regarder en bas. Le tangible. Tout avaler d’un trait. Les réverbères,les néons fluorescents, le chantier qui promet de nouvelles barres pleines de portes et de fenêtres,  lugubre quand il est endormi ,la rue où l’on achète le pain, la tour où habite machin, le quartier de machine. On pouvait écraser les gens comme des mouches, il suffisait juste de pointer le doigt. Et puis le tourner, pour laisser la ville s’accrocher autour comme un amas de cheveux, et emporter avec soi cette grosse pelote urbaine et laide. Ce genre de rituels solitaires est à la fois pathétique et nécessairement indispensable pour entamer ou finir une journée qui se présente mal. Dans l’après midi j’avais croisé dans le métro celui qui va finir par me rendre cinglée et grabataire si je n’arrive pas à l’oublier très vite. Difficile de faire profil bas lorsque ça déclenche un saignement de nez et que tout le monde se met à vous sourire. Toutes ces demi lunes me donnaient presque envie de finalement l’approcher, comme une tâche rouge, et d’y aller de nos salamalecs. Presque. On peut pas non plus sombrer dans l’imbécilité toute la vie.
Faisons une cure d'esther phillips. Et de coalgan. C'est bientôt l'été, quoi. 

28.4.06 11:16


:: Klaktonclown - Du silence et du bruit ::

 

winnie

Le baisodrome dominical de la chambre voisine, ça ne me fait plus rigoler du tout.

 

Sans doute à cause de la fièvre, des mouchoirs sales et des tisanes de toutes les couleurs de l'arc en ciel.
Ca t'apprendra à aller avaler de l'iode et manger des glaces quand il fait 9° dehors. Et de choisir des destinations trés pertinentes comme la pointe du Raz quand il fait un temps à ne pas mettre un morceau de caniche dehors. Alors c'est l'histoire de quatre petits morceaux de chien qui braillent sous la vierge des naufragés, et puis qui font toues les plages de touristes à l'heure où tout est en hibernation sous des stores en métal et qu'on ramasse les quelques tables de café qui pleurent là sous la pluie. Aprés je te raconterais le brouillard comme de la ouate qui daigne te laisser voir un petit bout de mer, et puis les chansons de Reggianni et les petits grains de goëmon sur le pare brise.

Pendant que la fille du dessus couine du velours.

Ah et puis laisse moi te raconter comment ça marche la conscience de certains garçons.
Elle , elle lui fait penser à ces fées-fantasy aux cheveux bleus qu'on voit sur des posters. Qui versent des larmes de cristal sur fond de soleil couchant. Ou une cascade, ou un loup. . Elle ne sourit jamais. Le parfum qu'elle laisse dérrière elle filerait aussi droit que sa propriétaire s'il avait des pattes. Pendant l'amour elle doit cracher des perles.
On ne peut pas imaginer vivre avec une fille comme ça sous peine de se transformer en peigne ou en barette à cheveux. Qu'elle enfouirait dans son sac pour pas que ça se voit.

Et puis un jour c'est comme une métamorphose.
Elle et une petite fille qui lui ressemble étrangement, en train de faire fondre des bouchées de poire dans la bouche avant de se les cracher à la figure. et elles rient comme des baleines.

_ je vais la rappeler.

La suite, c'est une fille et un garçon qui se noient dans les perles. Ou quelque chose comme ça.

8.4.06 13:34


::Tindersticks - el diablo en el ojo ::

daddyontheflowermarket 


flowermarket


Si Nosfell daignait m'épouser , j'irais bien faire un tour à Klokochazia.

Les leaders de L'unef, ils sont mignons avec leur kéfiers.
Pourquoi j'ai tout le temps envie de leur mettre des claques ?

J'ai presque fait la paix avec tout ça même si ça fait un mois et demi que notre faculté brandit le flambeau de
"celle-qui-a-commencé-et-doit-continuer-pour-l'exemple".
Bon, un mois et demi, dans une vie, c'est rien.

 A Rennes, la nuit, il y a des CRS  qui font des danses de crabes par cercle de trois, dans des rues vides, histoire de se briefer.
Des fois j'ai des envies de caméra pour filmer comme c'est vraiment drôle, cette vie.

21.3.06 10:23


:: Attractive - Syd matters ::

Image-66.jpg

Qu’est ce qui est mieux pour soulager la migraine. Je ne sais plus si c’est les cachets d’aspirine ou bien le Nutella® ou bien des coups de massue ou des baisers partout, comme des coups de massue. J’essaie de consoler M. qui se frite un peu trop avec son Jules mais je n’arrive pas à croire ce que dit ma propre bouche. La médiocrité ça me fait chier quand bien même ça s’accorde bien avec le café froid et qu’on peut toujours broder autour. La médiocrité ça me fait chier. La médiocrité c’est moi. C’est ce que je ressasse dans mon crâne avant de sortir. Que je délaisse sur une chaise jusqu’à ce que je rentre. Heureusement que je ne suis pas trop souvent chez moi dis donc.  Un jour ça va m'engloutir pendant que je suis dans mon lit, comme dans le plus joli poème de Burton. Et puis je vais me laisser glisser. Le moindre petit machin me fait vomir des larmes. Heureusement qu’ils sont là et qu’ils ont l’aiguille. Pour crever le tout. Avec des rires, un auto-radio, des conneries. J’en ai marre de tout. Vraiment de tout, tu sais. Alors on appelle ça avoir 13 ans ou déprimer. Ou autre chose. Je suis désolée. D’être comme ça. Ca fait trois ans que je distribue du bat-la-chamade. Ca foire tout le temps.  Et puis quand on aura fini de se saucissonner les bras, on fumera en se disant que c’est pas grave. « Ca ira mieux demain »  Et tant pis pour les poncifs.

 

17.3.06 10:12


:: Nosfell - Smoke ::

Image-46.jpg


Image-19.jpg


Image-43.jpg



Le désir s'accomode de beaucoup de choses. Tout est édulcoré, pour un peu de salive de l'autre. C'est tout. Et le sexe d'autres m'envahiront le ventre de tes vagues à toi. Toi, toujours toi, en bruit de fond. dans le parfum des autres. En tant que lâche invétérée, j'ai évincé quelqu'un qui était venu de Paris pour me voir. Enfin, je n'ai vraiment-véridiquement pas pu venir, mais quelquepart, ça m'arrangeait. Je suis typiquement conne. Je devrais garder cette phrase en bouche et venir gratter à son paillasson pour lui dire. Ouais. J'ai 38 euros 70 en bons-voyages sncf. J'ai le coeur en quality street. Si je venais, à ta porte, avec des miettes de tgv dans mes cheveux poisseux comme la pluie, tu me pardonnerais ? En tant que bonnes brebis galeuses, (oui vous savez les gens qui ne soutiennent pas le blockus de la fac.) on s'était dit que demain on irait manger un peu de sable à Saint-Malo. Ou alors à Dinard ?
Ho la bonne nouvelle superficielle et matérrriellle: papa m'a trouvé aux puces de Montreuil un Polaroid Image Plus. Dinard ? Saint Malo ? Je me tâte. A bientôt.
13.3.06 09:57


:: Claude Nougaro - Blanche neige ::

 Gargl. La capacité d'images de cet espace est pleine. Je ne peux plus publier là pour l'instant. (Par ailleurs la compression rend les images bien laides et j'en suis désolée, projetée sur le mur avec nos ombres chinoises en sus, elles étaient jolies.) Non mais comment faire hein dîtes moi ? En attendant je vais aller lécher les hublots de mon endroit préféré, la laverie, et qui sait, il y aura peut être une suite à mon début. A trés bientôt (encore).(dans quelques jours) Doux hiver. Tout ça.

28.2.06 09:34


 [page précédente]



L'auteur du blog est responsable de tous ses contenus. Ouvrez votre blog sur 20six.fr ou myblog.de